
Ils avaient prévu de se retrouver dans trois rassemblements différents, au sein d'une zone quadrillée par les forces de l'ordre, samedi après-midi à Paris. La Préfecture de police de Paris a interdit les manifestations, s'appuyant sur les restrictions sanitaires, mais plusieurs milliers de personnes ont, comme attendu, bravé la consigne pour manifester contre les violences policières, réclamant "justice pour tous", dans le sillage du mouvement de contestation parti des Etats-Unis.
Des slogans communs avec le mouvement américain
Certains se sont rassemblés place de la Concorde, près de l'ambassade américaine. D'autres, masqués, affluaient sur le Champ-de-Mars, près de la Tour Eiffel, en fin de journée, en brandissant des panneaux "Black Lives Matter", cri de ralliement du mouvement aux Etats-Unis.
Dans la foule, beaucoup de Blancs portant des pancartes aux slogans communs au mouvement américain. "Adama Traoré et George Floyd représentent maintenant ce combat, parce que les personnes qui osent fermer les yeux et se boucher les oreilles sur ce sujet ont décidé de les ouvrir, au moins un tout petit peu", explique Byzance, interrogée par Europe 1.
"On est fatigués des inégalités, des abus de pouvoir"
"On en profite pour se faire entendre, parce qu'on en a marre, on est fatigués des inégalités, des abus de pouvoir et de la brutalisation", poursuit la jeune femme, énumérant les comportements dénoncés par les manifestants. "Une blague déplacée, un refus d'emploi, un contrôle d'identité sur une personne sur un groupe, juste parce qu'elle est de couleur ou noire..."
A plusieurs reprises, les participants ont posé un genou à terre, comme des manifestants l'ont fait à travers le monde, du Canada à l'Autriche, samedi.





